FAQ découvrir la méthanisation

Les unités de méthanisation sont-elles des installations à risque ?

Les niveaux de danger et de risques potentiels d’incendie et d’explosion liés au biogaz sont du même ordre, voire moins élevés, que ceux liés au stockage du gaz naturel et du pétrole. Une unité de méthanisation n’est donc pas plus dangereuse qu’une station essence

Il faut savoir que la quantité de biogaz présent sur site est faible car celui-ci est transformé ou injecté en continu. De plus le biogaz contenu dans le digesteur n’est pas sous-pression.

Bien que les risques soient faibles, la production de biogaz est très encadrée et des normes de sécurités sont imposées aux unités. En cas d’accumulation de biogaz des torchères sont prévues pour détruire le biogaz. Les sites sont dotés de détecteurs de gaz, d’extincteurs et d’une voie d’accès pour les pompiers.

Une unité de méthanisation émet-elle des odeurs ?

La décomposition des déchets se passe dans le digesteur qui est un espace clos sans contact avec l’air extérieur. Le processus de méthanisation détruit les composants responsables des odeurs, le digestat produit est pratiquement inodore. D’ailleurs, de nombreux agriculteurs recourent à la méthanisation pour réduire les odeurs d’épandage agricole des fumiers et des lisiers. 
Les odeurs peuvent toutefois être liées aux déchets avant méthanisation, pour éviter cela il est recommandé de transporter les déchets dans des camions étanches et de procéder au déchargement dans un hangar fermé et étanche. Les bâtiments de stockage doivent être équipés d’une ventilation et l’air filtré.

Une unité de méthanisation fait-elle du bruit ?

Lorsque l’installation de méthanisation est équipée d’une unité de cogénération pour produire à la fois de l’électricité et de la chaleur, un moteur tourne en continu. Ce moteur est placé dans un caisson insonorisé qui permet de réduire le bruit à moins de 51dB (soit le niveau sonore d’une machine à laver) dans un rayon de 50 mètres. Le matériel de manutention et les engins de chantier utilisés à l’intérieur de l’installation sont également conformes aux limites réglementaires soit moins de 70dB en journée. Ils sont utilisés pendant les horaires de travail habituels, de 8h à 18h en semaine.

La présence d’une unité de méthanisation fait-elle chuter la valeur immobilière des maisons avoisinantes ?

La valeur immobilière des maisons dépend d’un grand nombre de facteurs, le cadre bien sur mais aussi le dynamisme et l’attractivité de la commune.
En créant des emplois directs et indirects et en faisant travailler diverses entreprises locales (maintenance, transports, travaux agricoles…) l’implantation d’une unité de méthanisation peut relancer l’activité économique sur un territoire et son dynamisme.
Il est possible de réduire l’impact visuel des unités par le choix du site d’implantation ou en intégrant l’unité dans un ensemble paysager bien intégré dans le territoire. Il existe aussi des digesteurs semi-enterrés ou bardés de bois.

Quel est le bilan carbone d’une unité de méthanisation ?

Le bilan carbone d’une unité de méthanisation est positif !
En effet les émissions de gaz à effet de serre des unités de méthanisation sont plus faibles que les émissions qu’elles permettent d’éviter notamment en remplaçant l’énergie fossile par l’énergie verte produite et en captant le méthane produit par les lisiers et fumiers.
Ainsi la méthanisation permet de lutter doublement contre le réchauffement climatique.

La méthanisation est-elle en concurrence avec l’alimentation humaine ?

En France la réglementation interdit de mettre plus de 15% de cultures alimentaires ou énergétiques cultivées à titre de culture principale. On entend par culture principale une culture qui est soit :

  • la culture présente le plus longtemps sur l’année
  • présente entre le 15 juin et le 15 septembre
  • commercialisée sous contrat


En d’autres mots il s’agit des cultures dont les agriculteurs vivent.

Autrement dit 85% de ce qui est mis dans le méthaniseur doit provenir de déchets ou de cultures intermédiaires à vocation énergétique (CIVE). Les cultures intermédiaires sont situées entre 2 cultures principales et permettent de couvrir le sol à un moment où il est soit laissé nu soit mis sous des couverts végétaux qui sont ensuite détruits.